Comme un oiseau sans elle
Aujourd’hui!

Depuis quelques jours, je me disais que j’allais être au chômage.

En effet, tout le monde prenait à son compte les combats féministes et je m’en réjouissais. En fait, c’est juste parce qu’aujourd’hui c’est la journée de la femme.

Il me semble avoir déjà parlé de ce tiraillement qu’on a parfois face à des situations. On a l’impression d’être en colère et apaisé, heureux et triste à la fois. C’est à peu près le goût que me laisse la journée de la femme.

Mon premier sentiment est la colère, comment peut-on en être arriver là? Comment peut-on accepter de devoir décréter une journée de la femme, comme on l’aurait fait pour la journée des coquelicots ou des hérissons? Comment peut on justifier le fait qu’on doive instaurer ce genre de folklore pour mettre sur le devant de la scène un sujet aussi sérieux?

Ensuite, je me calme, je me dis que la ritualisation est nécessaire pour ancrer les choses dans la durée. Je suis juif, et les juifs utilisent souvent voire tout le temps les rites pour parler de choses sérieuses, de liberté, de justice, de remise en question, de joie, de loi etc… Alors pourquoi pas un rite pour au moins une fois par an, remettre sur le tapis les différences, les inégalités illogiques, les charges, les mauvais traitements faites au femmes (en France en 2011). Je me dis que c’est mieux que rien et qu’il faut laisser la chance aux gens de s’exprimer là dessus, même s’ils devraient le faire tout au long de l’année.

Je lis pas mal d’articles plus ou moins bien écrits dans Le Monde, dans Le Point, Libé ou plein d’autres.

Et puis la tristesse revient, je tombe sur le résumé de l’émission que France 2 va diffuser sur les femmes qui ont marqué l’année 2010 (Dans le coeur des femmes). Je trouve l’idée sympa, mais la seule musique qu’ils ont réussi à mettre pour mettre en avant le reportage est Femmes je vous aime de Julien Clerc!!! (quelques passages pour ceux qui auraient oublié les paroles : Je n’en connais pas de faciles Je n’en connais que de fragiles Et difficiles, ou C’est que je n’ose pas vous dire Je vous désire Ou même pire O… Femmes…).

:( Quand on veut faire un rite, on fait aussi attention aux détails, car ce sont les détails qui restent dans la tête, ce sont les détails qui forment l’inconscient et ce sont à cause de ces détails qu’on n’avance pas.

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