Comme un oiseau sans elle
A mon frère l’américain

Mon petit frère, Benjamin, vit aux États-Unis depuis près d’un an maintenant.

Je pensais à lui ce matin, (un peu parce qu’il nous manque ici), mais aussi parce que je pense qu’il a encore plus de boulots que nous sur le traitement des femmes. Le nouveau continent n’est pas si moderne que ça.

Je suis tombé sur le monde ce matin sur un article qui traite de l’avortement dans le Dakota du Sud (Centre et Nord des USA).Cet article reprend des informations trouvées sur Mother Jones.

Pour ceux qui ont la flemme de relire les deux articles je vous la fais courte.

Votre maman ou votre épouse 43 ans, décide de son plein gré sans vous le dire de se faire avorter. Ses raisons, on pourra en parler plus tard, et de l’avortement aussi, là n’est pas le propos. Mais là, malheur, vous l’apprenez et ça vous fout en rogne parce que quand même le foetus de 3 semaines est un être divin, faut pas faire ça.Ben, j’ai une bonne nouvelle pour vous, si vous habitez à Pierre ou une autre ville du Dakota du Sud, la solution est simple, vous prenez votre Smith & Wesson et allez massacrer le médecin avant qu’il ne soit trop tard. Comme c’est justifié, ça s’appelle l’homicide justifié (une sorte de légitime défense américaine) et hop vous n’avez pas de problèmes juridiques.

Benjamin, tu as du travail, ces gens là sont dangereux et machos (plus que les gentils français ;)). Ça les rend fous qu’une simple femme puisse décider de son corps, de son avenir, d’enfanter ou non, de survivre à une grossesse, en avortant un fœtus de quelques semaines qui n’a ni prénom, ni histoire, ni famille, par contre ils trouvent normal que eux hommes forts de la maison puissent buter en toute impunité un médecin hérétique.

Enfin, je te fais confiance, Elissa et toi vous vous défendrez bien.

I Hope that God will Bless America, and that Doctors will continue to Bless American Women.

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